Je n'en pouvais plus de le voir si éteint.
Avant, il courait partout. Il me suivait dans la cuisine le matin, il chassait le moindre reflet sur le mur, il venait frotter sa tête contre mon ordinateur quand je travaillais.
Et puis, petit à petit, tout a ralenti.
Il a commencé à passer ses journées entières sur le canapé. Quand je rentrais le soir, il levait à peine la tête pour me regarder. Les jouets que je lui achetais restaient intacts dans un coin du salon. Il n'était plus curieux, plus vif. Il restait dans son coin.
Au début, je me disais : "C'est normal, il grandit, il se calme."
Mais au fond de moi, ça me rendait triste. J'avais l'impression d'avoir perdu mon petit compagnon de jeu. Il n'était plus comme avant.
Je me posais des questions en boucle. Est-ce qu'il s'ennuie ? Est-ce qu'il est déprimé ? Est-ce que je ne joue pas assez avec lui ?
J'avais acheté de nouveaux arbres à chat. J'avais essayé de changer ses croquettes pour des formules "vitalité". J'avais même acheté des diffuseurs de phéromones apaisantes, pensant qu'il était peut-être stressé.
Rien n'avait vraiment fonctionné.
Jusqu'au jour où j'ai eu une discussion avec une amie assistante vétérinaire qui a complètement changé ma vision des choses.
Elle a écouté mon histoire, a hoché la tête, et m'a dit quelque chose qui m'a frappée :